Les ratés de l'aventure - Titaÿna - Marchialy

En librairie le 6 mai 2020.

200 pages

19 euros

979-10-95582-57-1

Les Ratés de l’aventure

Titaÿna

Les mésaventures d’une journaliste intrépide des Années folles dans le Pacifique. Ce livre est tout sauf un récit de voyage.

Titaÿna a 23 ans lorsqu’elle part seule, dans les années 1920, tenter l’aventure en Océanie. Elle y passe de longs mois et, engagée comme mousse sur une goélette, voyage d’île en île : Tahiti, Bora-Bora, archipel des Tuamotu font partie de ses nombreuses escales. Titaÿna part à la rencontre des populations locales, rapporte leurs histoires et leurs coutumes. Elle se baigne le soir dans la rivière avec les Tahitiennes qui lui parlent des tupapau– les revenants – et échange avec une femme maorie sur le sort de l’enfant qu’elle porte. Elle croise aussi sur sa route de nombreux Européens qui, comme elle, ont voulu vivre l’aventure, et ont échoué sur ces îles en apparence paradisiaques. Le plus souvent malades, sans le sou, condamnés, ils n’ont pas connu la fortune espérée. Après l’aventure, c’est le temps de la désillusion. Titaÿna, de sa plume acerbe, dénonce le comportement des colons, responsables de l’enfer des mines de phosphate à Makatea ou de la disparition des coutumes locales.

À rebours du récit de voyage, dans une langue acérée et poétique, Titaÿna décrit dix années plus tard l’envers de sa vie d’aventurière et livre un témoignage moderne et brut sur les colons partis dans les années 1920 dans des contrées fantasmées.

Titaÿna, alias Élisabeth Sauvy, née en 1897, est l’une des rares femmes françaises à accéder au statut de grand reporter dans les Années folles. À la recherche d’aventures, elle parcourt le monde de 1925 à 1939 et rapporte de ses pérégrinations des textes d’une surprenante modernité publiés dans la grande presse de l’époque. Femme libre et indépendante, passionnée d’aviation, elle voyage le plus souvent seule. Mac Orlan et Henri Béraud, stars du journalisme, l’admirent. Ses récits ont marqué une génération entière à côté de ceux d’Albert Londres et de Joseph Kessel.

Dans la presse à propos de « Une femme chez les chasseurs de têtes » (Marchialy, 2016) :

« La petite sœur rock’n’roll de Pierre Loti et d’Albert Londres. » Grazia

« Le style hypnotique et onirique de Titaÿna est à mille lieues des rodomontades machistes et sûres d’elles-mêmes des explorateurs britanniques. » Le Monde

« Une femme incroyable, indépendante, talentueuse, totalement en avance sur son époque. » Le Soir